Bela Loto Hiffler, Coordinatrice de Point de M.I.R : Maison de l’Informatique (plus) Responsable

"Mon quotidien consiste à organiser les actions concrètes de Point de M.I.R telles que les ateliers de sensibilisation, les campagnes de collectes DEEE avec nos partenaires, le festival numérique et environnement (tous les 2 ans)... Je conçois avec l'équipe de l'association nos outils pédagogiques maison (vidéos One tip a week, collection DigiSmall, l'Abanico des éco-gestes, mallettes smartphone et laptop, carnet de santé, infographies à la demande, etc.
Je suis également formatrice (en français et en anglais) : je conçois les supports de formation et j'anime les sessions notamment "Vers un numérique plus responsable - état des lieux et bonnes pratiques", "Les problématiques de l’accessibilité numérique", etc. Je participe à des groupes de travail (Conseil national du Numérique, plateforme RSE France Stratégie, Alliance Green IT...) et suis invitée à de nombreuses tables rondes sur le sujet du NR."

Fonction actuelle

Enseignement & Formation

Fonction avant transition

Technicien.ne

Secteur actuel

Secteur avant transition

Audiovisuel, cinéma

Statut

Profession libérale

Type de structure

Association

Mots clés

Association, Numérique, Reconversion

Lien

https://www.point-de-mir.com

Ton métier

En quoi ton travail s’inscrit-il dans les luttes écologiques et sociales ? A quels enjeux et de quelle manière te permet-il de contribuer ?

J’ai eu la chance il y a quelques temps de rencontrer Nicolas Hulot lorsqu’il était Ministre et ce dernier m’a inspiré cette formule : “Constater me désole, agir me rend heureux.se”.

Mes actions ont comme objectif de sensibiliser le public aux impacts environnementaux du numérique, à proposer de meilleures pratiques. J’espère contribuer de façon inspirante, dans un engagement de tous les instants. A travers un guide rédigé récemment pour l’ADEME, j’invite à revoir l’ensemble de nos pratiques numériques de tous les jours en considérant ces dernières comme un tout cohérent et réfléchi : faire autrement, faire mieux avec moins.

Pourquoi l’avoir choisi ?

Un jour, il y a exactement 9 ans, j’ai vu un documentaire qui m’a fait découvrir la face cachée d’Internet. Un vrai choc. Une révélation. Le lendemain, je n’étais plus la même. Je ne pouvais plus envisager une quelconque activité numérique sans tenir compte de la dimension environnementale. J’ai aussitôt décidé de me documenter, de me former pour être capable à mon tour de “rendre visible l’immatériel”, et ce avec rigueur et exigence.

Quelles qualités et compétences sont indispensables pour exercer ton métier au quotidien ?

Une grande disponibilité temporelle et mentale, une rigueur intellectuelle, de la créativité, des compétences métiers (relatives au numérique et au secteur de la formation professionnelle), des qualités rédactionnelles, un engagement de tous les instants, une envie irrésistible de partager.

Aujourd’hui, qu’est ce qui te plait le plus dans ton métier ?

Aller à la rencontre d’un public, conquérir, échanger.

A contrario, quels aspects apprécies-tu moins ou sont plus difficiles ?

Les guerres d’égo et/ou de religion, mais ceci n’est pas spécifique à ce secteur, hélas.

Quelles sont les idées reçues sur ce métier ?

Je n’en sais rien. Si peut-être celle de penser qu’on peut devenir expert ou consultant très rapidement alors que cela demande une grande maturité (et donc beaucoup de temps, de réflexion et de recul). Il y a aussi des idées reçues sur le sujet même de l’impact environnemental du numérique notamment des problèmes de hiérarchisation mais il serait trop long ici de développer cette question.

A ton avis, comment va évoluer ton métier dans les années qui viennent ?

Le numérique responsable a le vent en poupe. De plus en plus d’entreprises ont engagé une démarche dans ce sens, beaucoup souhaitent être accompagnées. Le public est très demandeur. Il y aura de quoi faire…

Ton parcours

Raconte-nous ton parcours

Parcours non linéaire : maîtrise de sciences économiques (maitre-auxiliaire en classe de terminale pendant deux ans), ingénieure du son-compositeure-arrangeure pendant 15 ans, reprise des études à Paris Dauphine pour un master 2 développement durable & organisations, auteure de trois ouvrages (Dunod, ADEME x2), formatrice formation professionnelle.

Y a t’il selon toi des formations indispensables pour faire ton métier ?

Formations autour de l’informatique/numérique ou/et formation généraliste autour du développement durable.

Toi

Quelles sont les valeurs les plus importantes pour toi ?

Honneteté (notamment intellectuelle), générosité, rigueur.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans ce métier ou, plus généralement, se reconvertir ?

Je lui conseillerais de se former sérieusement, de lire beaucoup (sur le sujet évidemment mais pas seulement) et de rencontrer le plus possible de personnes inspirantes. Je lui dirais aussi de ne pas compter son temps et d’oublier le “nine-to-five” !


Merci, Bela !

Et aussi…

Priscille Cadart, Eco-conseillère

Priscille Cadart, Eco-conseillère

Le métier d’éco-conseiller est caractérisé par une approche transversale et multidisciplinaire. Il se décline en général en 3 types d’activités : le conseil, la conduite de projet et l’accompagnement au changement.

Benjamin Métadier, Chargé d’investissement responsable, responsable agriculture & alimentation durable

Benjamin Métadier, Chargé d’investissement responsable, responsable agriculture & alimentation durable

“Je travaille dans une entreprise dont l’activité consiste à permettre à des personnes physiques d’utiliser leur épargne (investir) pour financer des entreprises qui ont un impact positif (social et/ou environnemental) sur la société. Mon métier consiste, entre autres, à analyser des entreprises à impact, et à proposer un instrument financier qui soit adapté à ses besoins.”

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